Spécialités japonaises

Spécialités japonaises

 

Que commander dans un restaurant japonais ?

Quelques suggestions pour vous mettre l’eau à la bouche.

Kaiseki 会席

Ces plats de gourmets sont, en général, servis les uns après les autres. Composés de produits frais et de saison, ils sont cuisinés de manière à respecter les saveurs. Un vrai régal pour les papilles et pour les yeux !

Cette cuisine est raffinée et assez coûteuse; prévoyez un certain budget.

 

Tempura 天婦羅 

Ce sont des beignets de légumes, de crevettes, de poissons ou de champignons que l’on mange avec du sel ou trempés dans une sauce à base de soja. Un bon cuisinier se reconnaît à la texture croquante et légère de la friture.

Shojin-ryori 精進料理

Cuisine végétarienne ou végétalienne (vegan) respectueuse de la vie et fondée sur un idéal d’harmonie et de non violence (ashima). Elle est celle des moines et des nombreux croyants vivant dans les régions influencées par le bouddhisme chinois. Il en va ainsi du Mont Koya, une montagne sacrée de la péninsule de Kii qui est un lieu de pèlerinage bouddhiste.

Katsu-curry かつカレー 

curry avec de la côtelette de porc panée et frite

Un menu simple, nourrissant et goûteux qui allie la saveur d’une sauce curry à une escalope de porc panée et frite. On le sert avec du riz. Ce repas est idéal avant, pendant et après une excursion. .

J’entends souvent dire que c’est le dernier plat que commandent les étrangers à l’aéroport avant de retourner chez eux.

Shabu-shabu しゃぶしゃぶ

Le shabu-shabu est une fondue japonaise à base de bouillon. Ce nom est une onomatopée qui évoque le petit bruissement de la viande plongée dans le bouillon. Les tranches de boeuf sont coupées très finement et donc très rapidement cuites. On les mange avec diverses sauces au sésame ou au soya.

Boeuf de Kobe 神戸ビーフ

Le bœuf de Kobé est élevé selon la stricte tradition de la préfecture de Hyogo où se trouve la ville de Kobé. Cette viande raffinée est très prisée en Europe. Il existe toutefois diverses viandes de bœuf tout aussi goûteuses comme celles de Tajima, Ohmi, Matsuzaka, Tamba, Hida ou encore de Mikawa.

Gyoza 餃子

Ce sont des raviolis farcis de viandes et de légumes, chou chinois et poireaux, finement hachés. Ils allient avec bonheur le croustillant car ils sont frits d’un côté et le tendre et le moelleux de la farce.

Habituellement, on les mange avec un bol de riz mais ils sont aussi délicieux avec le Ramen, soit une soupe de nouilles.

Tonkatsu 豚カツ

La cotelette de porc pané fritte

Il s’agit d’une côtelette de porc panée et frite. La viande doit être juteuse et la panure légère et croquante. On l’assaisonne avec de la sauce ou du sel et on la mange souvent avec une salade de chou, un bol de riz et une soupe miso.

Tenzaru-soba 天ざるそば

Le tenzaru-soba est un délicieux plat de nouilles et de tempura (beignets). Les nouilles appelées soba sont faites avec de la farine de sarrasin. Elles se mangent froides accompagnées d’une sauce soja. Les sobas doivent avoir une bonne consistance (Koshi au Japon) ni trop dures ni trop tendres. On pourrait traduire cette exigence par le terme « al dente ».

Takoyaki たこ焼き

Les takoyaki (littéralement pieuvre grillée) sont une spécialité d’Osaka, Ce sont des boulettes faites d’une pâte légère farcies de morceaux de poulpe. Leur confection n’est pas aisée et exige des ustensiles spéciaux.

Sukiyaki すき焼き

Il s’agit d’un plat convivial qui se mange comme une fondue. Il consiste à tremper de fines tranches de viande, des légumes ou des champignons dans un bouillon aromatisé à la sauce soja sucrée.

Une histoire de ravioli japonais : les gyozas

Une histoire de ravioli japonais : les gyozas

Lorsque j’étais enfant au Japon et que ma mère s’exclamait « nous allons cuisiner des gyozas ce soir », nous dévalions l’escalier mes sœurs et moi afin de l’aider. Il faut dire que les raviolis étaient notre plat favori et l’idée de le confectionner nous mettait en joie. Habituellement, ma mère avait déjà préparé la farce. Il s’agissait pour nous de farcir un à un les raviolis découpés en rondelles en évitant soigneusement qu’ils ne se déchirent. Cette opération exige de l’habileté.  Mes sœurs et moi, nous nous observions du coin de l’œil, riant de nos maladresses.

 

Les raviolis préparés, il faut les mettre à la poêle dans un peu d’eau et fermer celle-ci d’un couvercle. Lorsque les gyozas sont tendres, retirer le couvercle et, l’eau étant évaporée, les faire  dorer d’un seul côté. Croustillants d’un côté, moelleux et juteux à l’intérieur, les gyozas sont un délice.   

 

 

Aujourd’hui, lorsque je prépare ces raviolis pour mes fils, je revis ces instants de complicité joyeuse que je partageais avec mes sœurs. Bien sûr, mes fils sont friands de ce mets comme nous l’étions jadis. J’espère toutefois qu’un jour, ils apprendront à le cuisiner afin que la tradition ne se perde pas.